4 Français sur 10 craignent les effets secondaires du vaccin H1N1. StreetPress interview le conseiller délégué chargé de la santé dans le 19e arrondissement.
Les sans-papiers seront-ils poursuivis jusque dans les hôpitaux publics ? C’est le sens d’une nouvelle circulaire dévoilée par le site d’information spécialisée HospiMedia, ce mardi 2 janvier. Celle-ci a été envoyée à des directeurs d’hôpitaux psychiatriques ( EPSM ) du sud de la France, confirme à StreetPress Alain Chabert, le vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie qui a pu consulter le document. Dans le cas où un sans-papiers est hospitalisé sous contrainte, la circulaire intime au personnel médical de participer à son expulsion. Concrètement, les médecins devront, sur instruction de la préfecture, lui faire signer son obligation de quitter le territoire français avant de la transmettre à l’agence régionale de santé. Qui elle-même se chargera de la faire remonter à la préfecture.
« Inconcevable »
La nouvelle a du mal à passer auprès des professionnels de santé. Le 29 décembre, deux des principaux syndicats de psychiatres, l’union syndicale de la psychiatrie ( USP ) et le syndicat des psychiatres des hôpitaux ( SPH ) ont publié un communiqué de presse au vitriol. Ils dénoncent la confusion des genres « entre des agences chargées de la santé et des décisions de police » et demandent à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, l’annulation de cette mesure :
« La consigne donnée aux personnels soignants de devenir des agents administratifs pour le compte du ministère de l’intérieur est de plus inacceptable. »
Claire Gekière, adhérente à l’ USP partage cet avis :
« C’est insupportable, je ne vois pas quel cadre de santé pourrait faire ça. On fait jouer à la psychiatrie un rôle qui n’est pas le sien. »
Hospitaliser pour mieux contrôler
Dans ce même communiqué de presse, les deux syndicats évoquent une seconde mesure qui provoque l’ire des psychiatres :
« L’utilisation des hospitalisations en SDRE [soins psychiatriques à la demande d’un représentant de l’Etat] pour repérer et contrôler des personnes non désirées sur le territoire, est très inquiétante. »
Ce protocole d’hospitalisation prévoit qu’un maire ou un préfet peut demander, certificat médical à l’appui, l’internement de quelqu’un si son comportement nuit à l’ordre public. Cette mesure fourre-tout pourrait être utilisé contre des sans-papiers, craint Claire Gekière.
Contacté par StreetPress, le ministère de la santé n’a pour l’instant pas donné suite à nos demandes d’interview.
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