4 Français sur 10 craignent les effets secondaires du vaccin H1N1. StreetPress interview le conseiller délégué chargé de la santé dans le 19e arrondissement.
19e arrondissement de Paris : la Graff Battle Express
vient de débuter à l’Holiday Inn Express Hotel. Les trois artistes,
Ernesto Novo
,
Da Cruz
et
Fakir
, se prêtent à une performance en live. En l’espace d’une heure, usant d’un style complètement différent, ils posent leurs bombes, pinceaux et stylos sur la toile, le tout ambiancé par un « uppercut sonore » du DJ Stéphane Bourbon de Penthièvre.
« Un peu short » Au bout d’une heure, Fakir, Olivier Gonthier de son vrai nom, avoue ne pas avoir terminé son tableau. « C’était un peu short. » Fakir est un jeune artiste parisien amateur de toy et même toy maker – des objets que vous devez ensuite personnaliser. C’est d’ailleurs lui qui a créé les lapins Qbiq . Il n’a pas du tout l’habitude de travailler sur toile. « Mon truc moi, c’est de travailler à l’aplat , à l’acrylique. Là j’ai essayé de bosser à la bombe, mais le format était petit, du coup je suis passé au posca (au feutre) et j’ai pas eu le temps de faire ce que je voulais. »
Le même problème s’est posé pour Da Cruz, originaire du quartier. « Les gens ne s’imaginent pas que la toile est plus compliquée à travailler qu’un mur . Parce que la toile, tu dois te focaliser sur le format, c’est un autre délire. »
Ernesto Novo a, lui, réussi à finir son tableau. « Je travaille au pinceau, je suis dans le pop art. C’est normal qu’ils aient trimé pour cette pose, eux ils travaillent à la bombe, c’est des mecs qui déchirent dans la rue . Moi je travaille au pinceau, je ne travaille pas dans la rue. »
Une danse à trois Chacun est d’accord pour dire que les deux autres artistes ont « envoyé la sauce » comme l’exprime Fakir. Même si les performeurs ne se connaissaient pas avant cette soirée, cette performance n’était en aucun cas une « battle » pour eux. « On était là pour donner du fun aux gens, on est pas à la Star Ac’ où on doit juger », explique Da Cruz. Ernesto Novo tient le même discours : « j’aime pas trop le mot battle, je préfère dire que l’on a fait une danse à trois , pendant une heure. La seule récompense de cette soirée pour les artistes, c’est « quand les gens nous disent « vous avez déchiré », c’est ça notre salaire. »
Œuvre caritative Les œuvres seront cédées gratuitement au profit d’une œuvre caritative et seront vendues ensuite en septembre à Drouot. Un beau geste quand on sait que la vie des street-artistes n’est pas toujours rose. « J’arrive à en vivre, il y a des périodes où c’est en mode caviar, d’autres non » explique Da Cruz. Alors, pour continuer à payer leurs bombes, Da Cruz et Fakir essaient d’investir les galeries. Fakir prépare en ce moment une expo et il anime aussi des ateliers tous les mois chez Artoys. Da Cruz lui, a plusieurs projets en cours : « j’essaie de provoquer l’avenir mais je n’ai pas d’emprise sur lui . Je ne sais pas ce qu’il me réserve, je verrai au jour le jour. ».
La Graff Battle Express

“La toile est plus compliquée à travailler qu’un mur”

“Eux, c’est des mecs, ils déchirent dans la rue”
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