Pourquoi le vaccin fait flipper les Français
10/12/2009

Complot et Grippe A

Pourquoi le vaccin fait flipper les Français

4 Français sur 10 craignent les effets secondaires du vaccin H1N1. StreetPress interview le conseiller délégué chargé de la santé dans le 19e arrondissement.

En sortant de la salle, je me suis pincé fort. Deux fois. Eh non, j’étais bien vivant, et je ne dormais pas non plus: j’ai vu un bon film de Luc Besson. Pas un grand film, mais un bon film. La partie n’était pas gagnée tant les dernières œuvres du french nabab ont déçu – que ce soit l’inutile Angel-A avec Jamel, ou Arthur et les Minimoys II et ses 81% d’opinions défavorables des spectateurs d’Allociné.fr.

Un festival de moustaches à Montmartre

Le nounours décoloré cinquantenaire s’est appliqué à rendre une copie irréprochable sous l’œil curieux du dessinateur Tardi qui lui avait cédé les droits. Et cette contrainte bienveillante a produit les meilleurs effets donnant à la réalisation un scénario solide, un univers riche et des caractères bien trempés.

Au sommet de cette réussite, on mettra la reconstitution fidèle d’un Paris Belle époque. La profondeur de champ est exploitée au maximum et vous trouverez du second jusqu’au dernier plan une accumulation de détails authentiques : des pâturages à perte de vue au dessus de Montmartre,  une rue de Rivoli pavée et fréquentée ainsi que des intérieurs d’appartement très réalistes. La reconstitution ne s’arrête pas aux décors, c’est aussi un savoureux casting de gueules d’époques : des figurants aux seconds rôles, c’est un festival de moustaches, barbichettes et favoris épais, de double-mentons tout droit sortis des photos jaunies de l’avant-guerre.

Louise Bourgoin, très bonne en Adèle Blanc-Sec

Louise Bourgoin a du être étonnée autant que nous de voir le film vendu sur son nom « Louise Bourgoin est Adèle Blanc-Sec ! » nous assène la bande annonce et toute la promo. C’est l’autre pari du film que de nous imposer la débutante (trois films au compteur seulement au moment de la sortie). Là encore, surprise, ça fonctionne : et Luc Besson a bien fait d’effacer la moue boudeuse et impassible de l’Adèle originale pour lui insuffler la gaîté naturelle de sa protégée, sans dénaturer la noirceur du personnage.

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Luc Besson , avec Louise Bourgoin , Gilles Lellouche et Mathieu Almaric
107min

Vu en famille en salle 1 du Gaumont Disney Village . Salle à moitié pleine. Satisfaction 3/5

La bande-annonce

Besson le geek rend hommage à ses maîtres

On s’amusera aussi à relever les clins d’œil aux rois du box office international. C’est à Steven Spielberg d’abord que Besson rend hommage : que ce soit avec une affiche presque identique à celle de l’avant dernier Indiana Jones ou avec des scènes de fouilles archéologiques – presque trop – ressemblantes à l’original.

Il évoquera plus subtilement l’univers de George Lucas avec la démarche de sa momie identique à celle du robot de Star Wars 6PO. Enfin, l’éternel adolescent d’Europacorp a voulu montrer son admiration pour James Cameron au travers de petites touches plus ou moins grossières que je vous laisse découvrir.

Bref, Adèle Blanc-Sec est un divertissement léché, efficace et surprenant. Vous pouvez oublier le « cocktail Besson » moqué par le démoniaque Mozinor . Au moins jusqu’au prochain film.

Le nounours décoloré cinquantenaire s’est appliqué à rendre une copie irréprochable sous l’œil curieux du dessinateur Tardi

Source : Benjamin Gans | StreetPress

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